Conseillère en bilan de compétences indépendante
Maïwen Saborit
Douze ans à expliquer les droits CPF aux salariés d’une PME, puis quelques années à les utiliser pour elle-même. Les deux côtés du guichet.

Maïwen Saborit a passé douze ans comme chargée de formation dans une PME de quatre-vingts salariés. Plans de formation, relations avec l’opérateur de compétences, inscriptions CPF des équipes : elle instruisait les dossiers que ses collègues n’arrivaient pas à lire.
À 39 ans, elle a demandé une rupture conventionnelle, financé son propre bilan de compétences via le CPF et Transition Pro, et s’est installée comme conseillère bilan indépendante en 2022. Elle a donc monté, pour elle-même, les dossiers qu’elle instruisait pour les autres.
Elle écrit ici ce qui marche, ce qui coince et ce qui a raté, avec le même niveau de détail. Quand un sujet sort de son terrain, elle le dit dans la page plutôt que de le traiter à moitié.
12 ans chargée de formation en PME 2022 installée en indépendante 2 côtés du guichet CPF
Ce qu’elle vérifie en premier sur un dossier
- La date de fin de la certification Qualiopi, et pas seulement sa présence. Un logo affiché sur un site ne dit rien de sa validité aujourd’hui, et c’est le motif de refus de financement le plus banal.
- Le nombre d’entretiens individuels réels, derrière le volume horaire annoncé, qui mélange presque toujours le temps avec le consultant, le travail personnel et des questionnaires à remplir seul.
- Le nom du consultant avant la signature, parce qu’un organisme qui ne peut ni le nommer ni le faire rencontrer vend un process. Le refus est une réponse en soi.
- Le salaire de référence retenu, dans un calcul d’indemnité de rupture : les primes et variables y entrent selon des règles précises, et un salaire de référence sous-évalué diminue l’indemnité sans que personne ne le signale.
- L’ordre des démarches, avant leur contenu. Plusieurs droits se ferment quand une étape est posée avant une autre — une démission avant validation du projet, une immatriculation avant une demande d’aide.
Son périmètre, et ses limites
Ce qu’il traite
- Le bilan de compétences : déroulé réglementaire, choix de l’organisme, financement.
- Le CPF en reconversion : mobilisation des droits, éligibilité, abondements, litiges.
- La rupture conventionnelle : procédure, négociation, indemnité, droits au chômage.
- Le changement de métier après 40 ans : compétences transférables, enquête métier, budget de transition.
- La création d’activité quand elle prolonge une transition professionnelle.
Ce qu’il ne traite pas
- Le coaching de vie et le développement personnel : un autre métier, d’autres compétences.
- Le burn-out et la santé au travail : un médecin du travail et un psychologue, pas une conseillère bilan.
- La recherche d’emploi elle-même — CV, entretien, négociation salariale — qui relève d’autres spécialistes.
- L’orientation des étudiants : public différent, dispositifs différents.
- La création d’entreprise généraliste, sans lien avec une reconversion.
- Les situations contentieuses : un consentement contesté ou un litige contractuel relèvent d’un avocat en droit du travail.
Sa méthode
Indépendance et corrections
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